Les voltigeurs…

Les compagnies aériennes les emploient pour aider les passagers qui ont de courtes correspondances, à ne pas manquer leur avion.


Elle, c’est Florence. Elle est voltigeur depuis 4 ans sur l’aéroport.
A l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, des avions se croisent toute la journée : il y a ceux qui arrivent, ceux qui repartent…

Cette organisation s’appelle un hub. Certains voyageurs quittent leur avion pour en prendre un autre. Mais entre les deux, il y a les transferts d’une aérogare à l’autre, les contrôles de la police de l’air et des frontières, les cartes d’embarquement à éditer… Bref, de multiples occasions de rater son avion.

C’est là qu’interviennent les voltigeurs.


Florence consulte les missions en salle de régulation.

C’est ici, au poste de régulation, que sont déclenchées toutes les missions de Florence. Le système informatique d’Air France permet de connaître à l’avance les temps de correspondances entre deux avions avant même que l’avion à l’arrivée n’ait touché le sol.

«Je suis là pour éviter que les passagers stressent inutilement, explique Florence. Et puis, avec moi, il n’y a aucune chance qu’ils se perdent entre les terminaux de l’aéroport. Je connais tous les raccourcis !»


Florence prépare sa prochaine mission.

Ce matin, Florence a commencé sa vacation* à 5h 30 avec une trentaine d’autres voltigeurs, des garçons et des filles.

Il est 11h45, elle va prendre en charge un passager qui arrive de Pau et embarque pour Dubaï. Pour ne pas louper sa correspondance, il a moins d’une demiheure.

Florence imprime un petit panneau avec le nom du passager.




( * Une vacation , c’est le temps passé à son poste de travail. )


Florence attend l’heure de l’atterrissage.

Elle s’est installée dans la «salle de repli» : drôle de nom, qui fait penser à un abri militaire. En fait, c’est une salle confortable, avec des fauteuils et une TV. Mais Florence n’y reste pas longtemps…

Soudain, sur l’écran de contrôle, une ligne clignote : l’avion arrive. Il restera dix minutes entre le «posé» et le «block» : dix minutes entre le moment où l’avion se pose et où il arrive au parking

Florence récupère au tableau les clefs de la voiture.


Plus que dix minutes !

Assise au volant, Florence consulte son «Toucan», un appareil génial, à la fois téléphone, talkie-walkie et Intranet. Cela lui permet de rentrer en contact avec ceux qui participent à l’organisation du vol : le chef avion et le chef d’équipe chargement. Le Toucan lui permet aussi de vérifi er que l’avion va rejoindre le point de parking prévu.

Tout va bien, elle peut démarrer. Direction : «Bravo 5», une piste au large.

Pour quitter l’avion, les passagers emprunteront une navette.


Parmi les passagers, Florence repère le sien.

L’avion se gare pile devant la voiture de Florence.

La porte s’ouvre… Florence monte à bord pour prévenir l’équipage qu’elle va prendre en charge un passager : un «bord à bord» dans le jargon d’Air France.

Panneau en mains, elle attend son passager au pied des marches. Aujourd’hui, il s’agit d’un ingénieur. Il est un peu nerveux, mais se détend en découvrant qu’il est attendu. Ses bagages le suivront directement. .


Florence guide son passager dans la coursive.

Dans la voiture, le passager échange quelques mots avec Florence sur le temps qu’il fait à Paris…

Une fois arrivé dans la coursive, il la suit d’un pas rapide. Grâce à elle, il ne fait pas la queue au contrôle de police, et retire sans attendre sa carte d’embarquement au comptoir des correspondances.

Dans l’aérogare, un haut-parleur appelle déjà les derniers passagers. Florence le rassure, il ne manquera pas son avion.


Florence souhaite bon voyage à son passager.
Il arrive que l’attente entre deux vols se prolonge, pour résoudre un problème technique, par exemple. Dans ce cas, Florence conduit son passager dans un salon où tout est prévu pour se détendre : fauteuils profonds, magazines, boissons, accès à Internet, jeux pour les enfants et même des massages pour les plus stressés.

Mais cette fois-ci, ce ne sera pas nécessaire.


Florence peut souffl er. Elle prend son Toucan et annonce à la régulation «j’ai réussi mon bab». En clair elle a réussi son «bord à bord» !

Pour Florence, ce sera sa dernière mission de la journée. Retour au «PC hub» pour saluer ses collègues qui démarrent une nouvelle vacation. Un thé et elle file se reposer.