Sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, ils sont plus de 160 pompiers à se relayer 24 heures sur 24.
Leurs deux casernes sont situées près des pistes.

Le jour de ma visite, j’ai assisté à leur entraînement…


Lui, c’est Jean-Jacques. Il est pompier ADP depuis 2002.
La sirène d’alarme retentit plus de vingt fois par jour dans la caserne. Pour être sûr d’avoir les bons réfl exes, les pompiers alternent formation et intervention ; ils répètent les mêmes gestes, jusqu’à ce qu’ils puissent les faire sans y penser.


Dans un aéroport, les pompiers éteignent rarement des incendies.

Jean-Jacques a bien voulu poser pour Entre-Mômes avec sa lance incendie, même s’il ne l’utilise pas souvent.

C’est la diversité de leurs missions qui oblige les pompiers à se former en permanence : réanimation d’un voyageur, traque d’un python échappé des soutes d’un avion, intervention lors d’accidents de voiture, prise en charge d’une pollution…


Comme ses collègues, Jean-Jacques assume toutes sortes de missions.

Aujourd’hui, Jean-Jacques débute sa journée par une séance de formation à la sécurité aérienne.

Il présente aux autres pompiers le plan d’atterrissage du nouvel Airbus A 380. Il leur détaille les mesures de sécurité que l’aéroport observera pour débarquer et embarquer les six cents passagers du futur avion géant.

Pour finir, petite interrogation pour vérifier que tout le monde connaît bien la signalisation sur les pistes.


Tous les pompiers ont un diplôme de secourisme.

Jean-Jacques est chargé de tester les connaissances de ses collègues.

Deux fois sur trois, il s’agit de prendre en charge une personne qui fait un malaise. Jean-Jacques propose un jeu de rôle : deux pompiers sortent pendant que l’équipe décide d’une situation d’urgence dans laquelle tester les connaissances des deux volontaires. L’un des pompiers simule le passager malade. Il est correctement installé en PLS : position latérale de sécurité.

L’exercice est concluant. Un bon point !


Jean-Jacques participe à un exercice de désincarcération, après un accident de voiture.

Les pompiers entreposent une dizaine de véhicules accidentés sur leur parking. Un pompier joue le rôle de la personne accidentée. Jean-Jacques doit extraire le blessé en utilisant la bonne technique : celle qui évite d’aggraver les blessures.

Si on s’amuse parfois lors des exercices, chacun sait que ce n’est pas un jeu. Une vraie situation d’urgence, ça n’est jamais drôle.


En hiver, Jean-Jacques évalue la circulation sur les pistes.

Cet engin jaune, tracté derrière un véhicule d’urgence, prévient la formation des plaques de verglas sur la piste. Ses capteurs électroniques comparent le froid au sol avec les données météo sur l’aéroport. Cela permet de déterminer le coefficient d’adhérence. La tour de contrôle le communique aux commandants de bord, au moment de l’atterrissage.

En cas de verglas, Jean-Jacques rappelle que les pompiers seront les premiers à avertir le service de déneigement.


Entretenir sa condition physique, c’est important pour un pompier !

Chaque jour, Jean-Jacques effectue un parcours sportif complet.

Franchir un obstacle avec des bottes de plusieurs kilos aux pieds, les bras chargés d’un équipement de secours, cela fait partie des situations possibles.
Alors… inutile de faire sa gym en short et en baskets !


Jean-Jacques s’exerce sur un tout nouveau camion incendie.

Le S 3000 est un camion de quarante tonnes. Enorme.

Au lieu d’une lance à incendie classique, ce camion dispose d’un canon capable de cracher 14 OOO litres de mousse en moins de trois minutes. Dans certaines situations, ce canon se manipule avec un joystick depuis la cabine.
La plupart de ses interventions avec le S 3000, Jean-Jacques les a effectuées pour éteindre des débuts d’incendies sur les trains d’atterrissage : si l’avion arrive trop vite sur la piste, le commandant de bord sert violemment les freins… Ils peuvent alors s’enflammer.


Jean-Jacques prend son tour de garde à la vigie.

C’est ici, à la vigie, au-dessus des installations de la caserne et face aux pistes, que parviennent les demandes de secours, sur le numéro de téléphone unique des pompiers : le 18.

Jean-Jacques vient de recevoir un appel. Il demande à une équipe de se rendre d’urgence sur le chantier du satellite 3, où un ouvrier a été blessé par la chute d’un échafaudage.
Les pompiers lui prodigueront les premiers soins, en attendant l’arrivée du Samu.