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Les mécaniciens avion … |

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…La compagnie
Air France en emploie plus de 4000 dans le
monde. |
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Lorenzo, c’est lui. Il est mécanicien avion depuis 5 ans. |
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A quoi sert l’électronique que contient un avion ? |
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A la navigation
aérienne, bien sûr. Mais ce n’est pas tout.
«L’électronique de bord permet de communiquer
automatiquement et à tout moment avec les
mécaniciens restés au sol, m’explique Lorenzo.
Mais, toutes les compagnies aériennes ne
disposent pas de ce dispositif sur leurs
avions».
En tout cas, il y en a sur chaque avion
de la compagnie Air France. Et c’est sur
un de ces avions que travaille Lorenzo.
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Les avions contiennent des systèmes électroniques intelligents. |
| Depuis quelques
années, les ingénieurs ont installé dans
les avions des systèmes électroniques sophistiqués.
Ils permettent de détecter les anomalies,
calculer l’échéance de la prochaine maintenance
des moteurs, du train d’atterrissage, et
d’autres pièces vitales de l’appareil. Ces
systèmes adressent des rapports aux mécaniciens
directement sur leur pc. Même lorsque l’avion
est au bout du monde.
«Quand l’avion arrive, précise Lorenzo,
les mécaniciens savent déjà ce qu’ils doivent
contrôler. En six ans, le temps d’intervention
a été divisé par trois. Et ce n’est pas
fini». |
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La sécurité, même au bout du monde. |

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L’atelier
de Lorenzo est installé à proximité d’un
immense hangar où stationnent des avions
hauts comme des immeubles de 5 étages.
Grâce à son pc, Lorenzo entre en communication
avec l’électronique de bord des différents
avions, qu’ils soient en vol ou à l’escale.
L’équipage peut être tranquille et se concentrer
sur ses missions. Lorenzo veille sur eux.
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Sur la documentation, un avion ressemble à un grand puzzle. |
Je regarde le
bureau de Lorenzo. Bien mieux rangé que le
mien.
Des documents sont classés sur les étagères.
«Je peux y jeter un oeil ?». Des livrets détaillent
toutes les interventions déjà réalisées sur
les moteurs.
«Mais la plus grande partie de la documentation,
tu ne la verras pas ici. Elle est numérisée
et stockée dans des bases de données auxquelles
j’accède via le réseau de l’entreprise.
Pour des raisons de sûreté, chaque mécanicien
dispose d’un mot de passe personnel». |
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Les petites réparations se font sur la piste. |
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Un avion coûte
plus cher au sol que lorsqu’il vole…
«C’est la raison pour laquelle il ne faut
pas perdre de temps entre deux vols».
Alors, quand à l’escale de Paris-Charles
de Gaulle, Lorenzo doit réparer un appareil,
il prépare minutieusement son intervention
: il arrive avec les pièces de rechange
et si besoin, le plan des zones sur lesquelles
il va intervenir.
«Il y a quelques années, nous étions obligés
de garer l’avion dans le hangar pour l’ausculter.
A présent, les petites réparations s’effectuent
directement sur la piste». |
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La première intervention de la journée. |
| Un Airbus
de la compagnie vient tout juste d’atterrir.
«Le rapport adressé par l’avion, depuis
son escale de Malaisie, m’a averti que je
devais inspecter certains éléments de la
structure de l’appareil : les volets de
l’aile droite, la vanne de démarrage du
moteur n° 2 et une sonde de niveau carburant
du réservoir interne de l’aile gauche. Allez,
au travail. Ou plutôt, en piste !» |
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A la recherche de la pièce de rechange. |

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Au cours de
son inspection, Lorenzo s’aperçoit qu’un
capot des jauges à huile d’un train d’atterrissage
doit être remplacé. Pas de chance : il n’en
a pas avec lui.
Heureusement, sa voiture est équipée d’un
pc wi-fi qui lui permet de vérifier que
cette pièce est disponible. Il la commande
directement au magasin des pièces détachées.
Quelques minutes plus tard, il vient en
prendre livraison auprès de l’un de ses
collègues.
L’avion va pouvoir décoller. Ce n’est pas
la cas du suivant :
«Le risque de panne est trop grand. Celui-là
part au hangar».
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Les
tests s’effectuent dans le cockpit. |

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La journée
passe à toute allure : vérifications, réparations,
etc.
Pour tester ses interventions, Lorenzo m’emmène
dans le cockpit de l’avion. Il utilise les
ordinateurs de bord, ceux qui servent aussi
à la navigation, pour lancer ses tests.
Une fois son inspection terminée, c’est
sur l’imprimante du commandant de bord qu’il
édite son rapport.
Demain l’équipage qui utilisera cet appareil
saura quelles réparations ont été eff ectuées.
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