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Lorsqu’on
lui demande son métier, Catherine répond : «Je
suis Madame Dégivrage !». |

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Elle utilise les informations de Météo France pour permettre aux avions de Paris-Charles de Gaulle de décoller, quel que soit le temps. |
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Un aéroport a plusieurs ennemis naturels
: le vent, le brouillard, la pluie, la neige,
le givre, etc.
Catherine Lebreil est spécialisée dans
la lutte contre le givre qui gêne parfois
le fonctionnement de l’aéroport. Grâce à
elle, les avions décollent à l’heure. Elle
collabore avec les contrôleurs aériens et
les compagnies aériennes pour assurer la
sécurité et la fluidité du trafic.
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Le
service de Catherine s’appelle le PC (Poste
de commandement) Aires aéronautiques. |
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Il est installé au pied de la nouvelle tour de contrôle nord, au centre des
pistes. Cela lui permet d’avoir une vision
d’ensemble sur le trafic de l’aéroport.
«Encore aujourd’hui, je reste fascinée
par la vue sur le tarmac, les voies de circulation
et les pistes. Aux heures de fort trafic,
des avions passent par dizaines à quelques
mètres de mes fenêtres». |
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Combien y a-t-il d’ordinateurs dans cette pièce : 5, 10, 15 ? |
| Le PC Aires aéronautiques
est envahi d’écrans géants qui diffusent 24
h sur 24 des informations sur les conditions
météo. Elles permettent à Catherine de prendre
les bonnes décisions : réservation de matériel,
mise en alerte du personnel, ouverture ou
fermeture des baies de dégivrage avions, etc.
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Catherine Lebreil a plusieurs outils à sa disposition. |
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METEO + lui
permet de visualiser en temps réel les nuages
qui traversent la France (voir photographie
n°4).
Sur cet écran connecté aux radars de Météo
France, on aperçoit également les fronts
pluvieux ou neigeux.
Avec l’ATMOGRAMME, elle peut anticiper
sur le temps qu’il fera sur Paris-Charles
de Gaulle, dans quelques heures, demain
ou dans trois jours. Indispensable pour
organiser le travail de ses équipes. |
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Grâce à AVISO,
elle dispose de toutes les informations sur
le trafic au sol et dans les airs autour de
l’aéroport.
Les étiquettes rouges représentent les avions
à l’arrivée, les bleues les avions sur le
point de décoller et les autres étiquettes,
tous les véhicules autorisés à circuler sur
les pistes : pompiers, lutte aviaire, voltigeurs,
etc. |
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«Je n’ai pas
de formation de météorologue. J’ai fait des
études d’anglais. Mais déjà à l’adolescence,
j’aimais les avions. J’ai exercé plusieurs
métiers à l’aéroport avant d’être formée à
ce poste. Grâce aux outils informatiques dont
je dispose, je peux tchater avec des spécialistes
de la météo. Et lorsque j’ai un doute, ils
m’aident à interpréter les informations».
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Catherine
gère une équipe de plus de 200 personnes
:
opérateurs de dégivrage, formateurs,
contrôleurs qualité, etc. |
| Ses équipes sont évidemment mobilisées au moment où il fait le plus froid, entre le 15 octobre et le 15 mai. Le givre peut causer d’énormes dégâts : il alourdit un avion de plusieurs centaines de kilos, diminue ses performances au décollage et peut même bloquer certaines gouvernes.
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Lorsque le givre
fait son apparition, les équipes doivent ouvrir
les baies de dégivrage.
Ce sont d’immenses parkings pour les avions.
Ces baies sont situées à l’extrémité des pistes
de décollage. Des véhicules, munis de nacelles
télescopiques, y aspergent le fuselage et
les ailes des avions, avec du produit dégivrant.
L’opération est terminée en moins de 10 minutes.
Le produit est ensuite récupéré pour être
recyclé. |
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| Dans
les communications avec les pilotes, les
équipes de Catherine Lebreil utilisent des
expressions qui leur sont propres. Interdiction
d’en sortir. La sécurité de tous en dépend.
Parmi tous ces mots, il en est un qu’ils
préfèrent : «CAVOK», Ceiling and Visibility
OK. Autrement dit, «le ciel est parfaitement
dégagé, peu de vent, votre voyage sera paisible...»
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